[Detroit Love] TOP: Vos artistes préférés de Detroit

[Detroit Love] TOP: Vos artistes préférés de Detroit

Le 9 février, c'est le grand retour de Detroit Love aux Docks de Paris. La soirée itinérante fondée par Carl Craig était déjà passée plusieurs fois par la capitale, notamment aux Nuits Fauves et à l'Electric. Pour l'occasion, Carl Craig sera cette fois-ci accompagné du légendaire Derrick May et de DJ Steaw, pour une soirée qui s'annonce d'ores et déjà magistrale. Organisée conjointement par La RafinerieAlternative Projects et Butchers Paris, cette nuit sera sans doute incontournable pour les mélomanes en tous genres.

Puisque l'événement rend hommage à l'héritage musical de Detroit, nous avons décidé nous aussi de célébrer la musique électronique made in Motor City, en demandant à notre communauté Facebook leurs artistes techno & house préférés provenant de cette ville. Les résultats sont compilés dans cet article, qui démontre l'immense richesse de la ville de Motown: techno gospel, house soulful, elektro badass... Le berceau de la techno a été avant tout un incroyable vivier de talents pour la musique électronique.

7. DJ Stingray

À la 7ème position, on retrouve un soldat de l'ombre, qui officie depuis plus de 20 ans pour mettre en avant la musique de sa ville. DJ Stingray a d'abord fait ses preuves aux côtés du mythique duo Drexciya, puis s'est petit à petit imposé comme la référence en matière d'elektro à la sauce Motor City, ce son brut et futuriste aux rythmes syncopés, aux envolées élégiaques et à l'accent parfois acid. Il a notamment popularisé ce style à travers des sets d'anthologie, dont un b2b avec Helena Hauff au Dekmantel, mais aussi des mixes CD de haute volée comme le Kern vol. 4 ci-dessous:

6. Carl Craig

Le fondateur du projet Detroit Love est le chef de file de ce qu'on appelle communément la "deuxième vague" de la Techno de Detroit, qui est apparue au cours des années 90 à la suite des Belleville Three. Carl Craig s'est affirmé comme le successeur spirituel du son de Derrick May, qu'il a cherché à propager sous ses innombrables alias (BFC, Psyche, 69, Innerzone Orchestra, Paperclip People). Sans parler de ses nombreux remix, tout aussi qualitatifs. Son style est avant tout épuré et richement mélodique, aux envolées lyriques cherchant à atteindre les étoiles, et à la mélancolie d'inspiration Blade Runner pleinement assumée. Malgré la poésie intrinsèque à son oeuvre, il n'en reste pas moins un excellent défricheur de dancefloor, et il saura sans nul doute vous le prouver une nouvelle fois au Dock Eiffel.

5. Moodymann

Moodymann est l'un des talents les plus singuliers de la house: esthétiquement influencé par des icônes telles que Prince ou Funkadelic, son style inimitable semble être un concentré de plus d'un demi-siècle de black music (blues, funk, soul, disco, hip-hop) réunie en un seul homme. Musicalement, c'est un cocktail d'une rare authenticité, et remplie d'âme comme on en voit peu. En termes de DJ-set, Moodymann n'en demeure pas moins unique (et sujet à débats), puisqu'il mixe habituellement avec de simples écouteurs iPod, passant souvent d'un style à l'autre sans souci de cohérence et jouant souvent des tubes mainstream tels que Nirvana ou Kings of Leon, chose inimaginable pour la plupart des DJs qui se prétendent "underground". C'est bien cette singularité teintée de nonchalance qui le rend aussi fascinant, et on vous conseille fortement le petit reportage RA à son sujet pour en savoir un peu plus sur le personnage. 

4. Robert Hood

Le chef de file de la Minimal Nation (expression fonctionnelle à l'extrême de la techno, concentrée uniquement sur le groove et épurée de tous ses arrangements superflus), qu'il a définie au début des années 90, a connu un succès beaucoup plus récent en fusionnant son approche minimale et un mysticisme emprunté au gospel, signant ainsi d'énormes tubes sous son alias Floorplan. C'est ce caractère religieux, relevant quasiment du sacré, qui confère cette aura si unique à sa musique.

3. Omar S

Pour avoir un aperçu de l'état d'esprit de ce personnage, il suffit de jeter un œil aux titres de ses 3 derniers albums: "The Best!", "Thank You For Letting Me Be Myself", "It Can Be Done But Only I Can Do It". Un caractère bien trempé, donc, mais pleinement justifié tant le bonhomme est bourré de talent, et se place aisément comme l'un des meilleurs producteurs house de la ville des années 2000. Son style hautement analogique se caractérise par des rythmes accrocheurs et des mélodies rêveuses, mais surtout un côté raw qui fait toute la différence. En DJ-set, cela se traduit par la capacité inouïe de jouer le disque qui retiendra l'attention du public au bon moment, figeant le temps l'espace d'un instant.

2. Derrick May

The Innovator est le seul des Belleville Three dans ce classement, mais sa place est amplement méritée. Bien qu'il n'ait plus vraiment produit de releases depuis plus de 20 ans, ses quelques sorties, principalement signées sous son légendaire alias Rhythim Is Rhythim, ont profondément marqué l'histoire de la musique électronique et restent encore aujourd'hui toujours aussi captivantes : Mayday était ainsi un pionnier dans l'art du sampling, du rythme mais aussi des synthés. Il est parvenu à combiner le tout pour mettre en place une forme de techno plus introspective, laissant libre cours aux arpèges mélancoliques et laissant respirer les machines. "Strings Of Life", "Icon", "Beyond The Dance", et "Kaos" comptent ainsi parmi les plus beaux joyaux que la techno ait jamais engendrés. En soirée toutefois, ne vous y méprenez-pas, le boss du label Transmat est une vraie bête sauvage qui suinte le groove à travers ses platines. Attendez-vous à une nouvelle démonstration à la Detroit Love le 9 février !

1. Jeff Mills

Sans grande surprise, The Wizard se place en tête de ce sondage. Jeff Mills est en effet l'un des plus grands ambassadeurs que la techno ait jamais connus. Sa musique, faite de rythmiques brutes et débordantes d'énergie, contrastant avec les quelques envolées mélodiques hypnotiques, constitue le pont parfait entre Detroit et Berlin. Même aujourd'hui, à travers ses innombrables projets d'albums et de concert avec des orchestres philharmoniques, Jeff Mills reste toujours à la recherche de nouveautés musicales. Portant sans cesse l'expérimentation électronique à de nouveaux horizons, il s'est également bâti une réputation d'incroyable DJ, d'artiste virtuose sachant pousser la TR-909 jusque dans ses derniers retranchements. Le voir en DJ-set, ce n'est pas simplement écouter de la musique; c'est se prendre une leçon d'histoire de 30 ans de techno en accéléré (les soirées Time Tunnel, c'était lui), une démonstration de mix dans la face (voir The Exhibitionist Mix ci-dessous), sans parler du côté quasi-religieux d'assister à une performance d'une légende de son calibre. Bref, une expérience à tous les niveaux.

INFOS PRATIQUES

Les Docks de Paris
09/02/2018 de 23h00 à 7h00
Préventes: 25/30 €


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