[REPORT] Le Sarcus Festival

[REPORT] Le Sarcus Festival

Niché dans un moulin quelque part dans le 78, Le Sarcus festival était un évènement champêtre et familial. Le festival a réuni le temps d'un weekend environ 500 personnes, tous et toutes bien décidées à achever comme il se doit cette saison estivale.

Armée de duvets et de tentes Quechua, la horde de fêtards s'est installée dans le coin camping situé aux abords du moulin. Avec une température qui avoisinait les 2°C, tout le monde a vite compris que cette première nuit n'allait pas être de la tarte. Ceux qui avaient oublié leur sac de couchage ont très vite réalisé qu'ils ne dormiraient pas avant que le soleil se lève, sous peine de se retrouver congelé au petit matin.

Mais qu'à cela ne tienne, la première nuit du festival commence dans la bonne humeur collective, tout le monde étant excité de voir à quoi ressemblait le spot.

 Crédit :  ARTS in Paris

Crédit : ARTS in Paris

Nous débarquons dans la salle principale avec Mus'art concept label aux platines. La masse s'échauffe et danse, verre de bière à la main. La déco faite par Disconect est assez remarquable. On se souviendra des grandes boules lumineuses qui donnent l'impression de danser au milieu de plein de planètes. Nous avons d'ailleurs appris par la suite que ces "planètes" sont issues de la récupération sur des lampadaire de ville. Simple et efficace.

Le sol en parquet (paix à son âme) résonne au rythme des gros kicks et la foule y va de bon train. Tout le monde est venu avec son équipe, la bonne humeur s'installe et les premières bières commencent à se renverser par terre.

Crédit : ARTS IN PARIS

La petite scène est placée dans une petite salle, bas de plafond, et possède une atmosphère beaucoup plus intimiste. Dans un autre contexte, le côté "cosy" de cette salle l'aurait rendu parfaite pour une bonne partie de scrabble

La mezzanine permet de prendre de la hauteur sur la foule et de contempler le chaos organisé qui se profile en contrebas. On réalise du premier coup d’œil que c'est ici que se dérouleront les afterhours. Musicalement on est sur de la minimale et ses dérivés. Du coin de l'oreille, j'arrive à discerner "Makcim & Levi - Pointless" qui donne le ton en ce début de soirée. 

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Alors que la nuit continue, la population commence à prendre ses marques. Aux alentours de 1h alors que je me grille une cigarette, je regarde autour de moi, et m'aperçois que c'est bon, tout le monde commence à être joyeusement éméché. Il y à des bérets rouges de partout.

Au bar la queue se fait longue car nous avons été informés qu'il n'y aura pas d'alcool servi entre 2H et 5h du matin. Personnellement, j'ai trouvé que cette coupure du bar a vraiment joué positivement sur le rythme du festival : Lorsque le bar ré-ouvre à 5h du matin, c'est le second souffle qui arrive et l'after qui débute. De plus ça a surement évité une consommation excessive a bien des personnes. 

Comme on pouvait se l'imaginer, la soirée se termine sur le camping, toutefois la température frôle -2°C, et nous n'attendons qu'une chose : que le soleil nous réchauffe avec sa lumière dorée. Une fois la température plus acceptable, certains remettent leur nuit de sommeil à plus tard et décident d'entamer cette nouvelle journée qui s'annonce riche en émotions. 

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La journée se déroule dans une ambiance plus posée, les festivaliers papillonnent. La fête reprend ses droits et la musique se fait de plus en plus insistante. Je décide qu'il est temps pour moi de faire une sieste et me réveille sans le vouloir à 2h du matin.

D'un pas hésitant je retrouve le lieu et j'ai l'impression de revenir à la soirée de la veille. Les filles de RA+RE font bien le taff dans la petite salle alors que Pont Neuf Records excite la salle principale. L'ambiance est tout de même plus détendue. La musique est envoûtante et semble porter son public bien décidé a terminer le festival comme il se doit.  

En ce deuxième jour plus que jamais, le festival prend des allure d'un weekend entre pote. Tout le monde se sent à l'aise dans ce moulin, et certaines têtes commencent à devenir familière. J'observe avec amusement le groupe des bérets rouges qui s'amusent à se mettre des "coups de palette" dans l'hystérie générale. "La règle d'or c'est de toujours dire merci après avoir reçu un coup de palette" me dit-on. Ils y vont donc de bon train, un coup de palette après l'autre, dans un esprit de camaraderie sans faille. Un moment de joie pure dont nous nous souviendrons.

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Le Sarcus, c'était comme une bande de potes XXL qui décide d'investir la maison familiale quand les parents partent en vacances. Les artistes de la scène locale ont su s’adapter au délire de l’événement et faire perdurer cette ambiance intimiste qui nous a tant fait plaisir ! On regrettera juste cette scène extérieure qui était peu praticable par cette météo un peu rude. En tout cas, on reviendra pour la prochaine édition les yeux fermés. 

L.O.V.E


REPORT: Exil Anniversary

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