[REPORT] Amour, sueur et Bass Music : retour sur la dernière édition d'Animalz

[REPORT] Amour, sueur et Bass Music : retour sur la dernière édition d'Animalz

Il y a deux semaines, notre team embarquait dans son vaisseau pour s'envoler vers une autre dimension. Le temps d'une soirée, le bâtiment 137 du Dock Pullman s'est transformé, une fois de plus, en un véritable champ de bataille. Pour sa 9 ème édition, Animalz a su, comme à son habitude, repousser ses limites en offrant à son public une prestation spectaculaire.

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En repensant à la première édition au Parc des Expositions en 2013, on se rend compte du chemin que Chwet a parcouru en l'espace de 4 années et de leur vision : toujours plus grand, toujours plus beau. En effet, l'idée de base étant de donner à Paris un évènement Bass Music à la hauteur de sa renommée, le défi a été relevé haut les mains. C'est devenu le rendez-vous semi-annuel d'une communauté qui ne cesse de s'accroître.

Quand je suis arrivé à la sortie du métro Front Populaire vers 00h, j'ai eu la surprise de ne pas tomber au milieu du maxi before habituel, le parc étant bloqué par deux vigiles. C'est les voisins qui ont dû être content. L'équipe de bénévole a encore fait son taff au top, et je les en remercie, pour guider les gens et s'occuper des déchets des personnes pas très malignes qui les laissent le long de la route.

Une queue toujours fluide, à peine le temps de papoter avec ses nouveaux compagnons de file que l'on est déjà devant les vigiles. Une sécurité propre à Animalz : tu souris pas tu rentres pas, on adore !

Enfin, certainement le moment que je préfère à chaque édition : la découverte de l'arène. 

 © Wozniak

© Wozniak

Comme annoncé le jour même, nous n'étions vraiment pas prêt concernant le VJing. Pour cette édition, histoire d'innover encore une fois, Chwet a décidé de faire appel à The Hybrid Project, un nouveau collectif de designers, scénographes et programmeurs. Ces prestataires créent des concepts originaux afin de s'adapter à chaque projets de leurs partenaires. Le principe repose sur des logiciels de VJing en réalité virtuelle ainsi qu'un HOLOGRAM SHOW...

Animalz #9 était totalement plongé dans un jeu vidéo tout au long de la nuit, un vrai délire.

 © Wozniak

© Wozniak

À mon arrivé, j'ai été stupéfais de découvrir toute cette impressionnante scénographie face à Camo & Krooked en train de jouer leur track Witchdoctor. Une drum'n'bass au design très minimaliste composée de percus tribales et d'un fabuleux orchestre. Il faut dire que les deux autrichiens ont su imposer leur marque au monde entier en l'espace de ces 10 dernières années de carrière. De part leur originalité de production, partant dans des directions très expérimentales et variées, ainsi que leur sound design toujours très intéressant.

Mais tout cela n'était que le calme avant la tempête qui allait s'abattre sur le Hall 137. 01h, pause de D&B, ralentissement du BPM, on part pour 3h de Brostep à base de headbang, basslines stridentes et cocktails de transpiration.

C'est donc notre chère Dj canadien Downlink qui a ouvert le bal pour nous offrir un set complètement déjanté, enchainant classiques et nouveautés, ainsi qu'un petit hommage au Dj suédois Avicii, décédé la veille, en jouant Levels, remixé par Skrillex.

Arrive ensuite the Big Daddy, le headliner de la soirée qui nous fait l'honneur de reprendre les commandes : Borgore. C'est un peu le jeu de pile ou face avec cet artiste. On peut avoir la chance d'assister à de super set mélangeant Brostep, Rap US, Deep Dubstep et troll, ou bien à un set un peu trop commercial moins appréciable.

Chance pour nous, daddy était particulièrement bouillant ce soir, et il nous l'a fait comprendre dès l'ouverture de son set avec Svddengore, sa récente collaboration avec le jeune Dj/Producteur Svdden Death présent lors de la dernière édition. La foule était déchainée durant toute l'heure, n'ayant aucun répit. Petite émotion lorsqu'il a drop et chanté un de ses classiques, Nympho, back to 2011 lors de sa venue à la Jungle Juice.

 © Wozniak

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Arrive ensuite le b2b préhistorique très attendu par un grand nombre de personne dans la salle, les deux Djs/Producteurs américains Megalodon et Midnight Tyrannosaurus. Indomptables, les deux monstres sont venus avec l'idée de tout ravager sur leur passage, chose qu'ils ont fait avec succès, pour le plaisir de beaucoup. Perso, j'ai passé mon tour après un petit quart d'heure et j'en ai profité pour prendre l'air, étant un peu moins fan de ces sauvageries. 

Après une bière et quelques clopes en compagnie de têtes habituelles de soirée, retour dans l'antre transformée en véritable fournaise. C'est maintenant aux boss du label Virus Recordings, Ed Rush & Optical accompagnés de leur MC et ami Ryme Tyme, présents ce soir pour fêter avec nous les 20 ans du label. C'est sûrement ceux que j'attendais le plus. Ces deux anciens n'ont plus rien à prouver. Sortis tout droit du mouvement rave UK des 90's, ils ont su perdurer dans le temps, tout en peaufinant leur style, Ed Rush étant le précurseur du neurofunk. Sans surprise, ils nous ont balancé un set mélangeant technique et précision, aux drums galopantes et aux basslines frémissantes. Jungle is massive !

 © Wozniak

© Wozniak

L'heure tourne, la fatigue commence à se faire sentir mais pas le temps pour du repos. L'ambiance générale est toujours au top, un mélange de bonne humeur et de respect mutuel qui s'est fait sentir jusqu'ici. Place maintenant à la french touch de la soirée, le quatuor Four Horsemen arrive sur scène, prêt à en découdre. On les sent chaud, tout comme le reste de la salle. C'est parti pour un b2b2b2b de l'espace, enchaînant chacun leur tour des tracks tous plus puissants les uns que les autres. Rien qu'en les observant, il est facile de discerner le plaisir qu'ils éprouvent à jouer ensemble. 

 © Wozniak

© Wozniak

Après une heure dans le cosmos, j'ai gardé mes dernières forces pour le closing de la soirée qui, pour cette édition, est un set de drum'n'bass. La salle se vide peu à peu mais les derniers guerriers sont encore présents dans l'arène. C'est le moment de décaller à ma postich' favorite : devant la régie, et d'observer cette dernière sauterie. Pythius et Agressor Bunx conclurent cette 9ème édition, avec une prestation fidèle à eux même, du bon gros neurofunk à base de grosse bassline très deep et des drums claquantes, un peu de jump up et même un petit track hardcore de N-Vitral. Le Vjing est classe, épatant, époustouflant, brillant, plein de lasers... ce fut un magnifique bouquet final.

 © Wozniak

© Wozniak

Finalement la soirée s'achève, le troupeau se dirige doucement vers le métro accompagné d'un petit levé de soleil très appréciable. Chacun semble sortir d'un autre monde, en essayant de revenir doucement à la réalité. En tout cas nous étions content, comme à notre habitude : petit débrief de soirée sur la route et direction vers un repos bien mérité. On attend de voir comment Chwet compte placer la barre encore plus haut pour la 10 ème édition et les 5 ans d'Animalz, mais on leur fait confiance à ce sujet. Merci la team !

Pour patienter on a reçu une petite notif récemment : la prochaine Jungle Juice se déroulera le samedi 26 mai au Yoyo, en compagnie du Label Ram Records.
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PS : On a préparé un petit accessoire pour les prochaines éditions, en cas de torticolis... 
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