Rencontre : Shade

Rencontre : Shade

On a fait la rencontre d'un duo 100% live qui se lance ce jeudi 10 novembre lors de la soirée M&K invite au Glazart. Focus → 

Tout d’abord, pouvez vous nous parler de votre duo, Shade ? Qui se cache derrière celui-ci ? 

Nino : On s’est rencontré à Grenoble, il y 5 ans, parce qu’on était tous les deux au lycée là-bas. On est vite devenus potes, et vu qu’on s’intéressait à la musique électronique on a décidé de s’y mettre en même temps. Max s’est acheté un sampler et moi un synthé. Du coup on a commencé à s’amuser et à jammer ensemble. On a passé pas mal de notre temps libre à poncer des tutos pour comprendre la synthèse et le mixage.

Max : À la base on était dans un délire un peu plus "Electronica", puis on s’est mis à écouter de la techno, quand on a tous les deux déménagés à Paris pour les études. Après on a chacun notre projet personnel. Je suis plus entre rythmiques industrielles et mélodies à base d’arpèges, Nino fait des trucs un peu plus atonaux entre techno / drone et ambiante. 

Comment décrieriez vous votre musique ? Quelles sont vos principales influences ?

Nino : Franchement je saurais pas trop décrire ça, car je n’ai pas forcément envie de nous ranger dans une case. Pour le live qui arrive c’est un peu un mélange de nos deux influences, après on est pas du tout figés dans un style particulier. On fait un peu ce qu’on a envie de faire sur le moment. Personnellement, j’écoute un peu de tout, de Merzbow et Samuel Kerridge à Vangelis et Alessandro Cortini. Je m’inspire de pas mal de trucs différents, que ça soit musicalement ou même visuellement parlant ; j’aime bien visualiser le son en image et vice & versa. 

Max : Je suis assez d’accord avec ce que dit Nino par rapport au fait qu’on ne se range pas dans une case précise. Après, aujourd’hui, pour notre projet on s’oriente vraiment techno. Pour mes influences elles sont aussi très variées. Mon beau père est guitariste, mon père m’a initié à la musique électronique depuis que je suis tout petit et ma mère au hip hop. Je trempe dans plein de trucs différents depuis que je suis gamin, c’est ce qui fait ma sensibilité musicale aujourd’hui, je pense.

Pourquoi faire le choix d’effectuer uniquement des lives ?

Nino : On a pas spécialement fait le choix de faire uniquement des lives, on part un peu là-dessus parce que c’est ce qui nous fait le plus marrer, de jammer ensemble. Donc pourquoi pas le faire en live ? On aime bien la liberté de pouvoir improviser et partir un peu là où on a envie d’aller lorsqu’on joue. Après perso je me suis jamais intéressé au mix, mais peut-être un jour, qui sait ? 

Max : Comme le dit Nino, on a pas vraiment choisi de faire que des lives, pour l’instant c’est ce qui nous intéresse le plus. Vu qu’en général on improvise, ça nous permet de se répondre musicalement l’un à l’autre au fil de la performance. Je pense qu’on y trouve notre compte. Je préfère le concept de jouer notre musique de manière éphémère, ne jamais jouer deux fois la même chose.

 

  

Vous vous lancez pour la premiere fois lors de l’événement M&K ce jeudi 10 novembre, comment appréhendez-vous l’experience ? 

Nino : On espère tout simplement que ça va bien se passer. Que le public va réagir de manière positive ! Après on est super content de jouer aux cotés de Developer pour notre premier live, c’est un artiste que l’on respecte énormément. 

Max : C’est aussi grave cool de rencontrer les autres artistes qui vont jouer à la soirée, d’échanger avec eux. Le but c’est de s’éclater et de passer un bon moment sur scène.

D’ailleurs, comment en êtes vous venu a collaborer avec M&K ? 

Nino : En fait moi et Luca (Kolen) on est dans la même école, puis on s’est croisé en soirée, on a bien sympathisé et on a commencé à sortir et trainer ensemble. J’ai ensuite rencontré Olivier (Meki) et on s’est aussi tout de suite bien entendu. C’est marrant, parce que si on écoutait des trucs différents on serait surement jamais venus à se parler, alors qu’on se marre bien même en dehors du contexte musical.

Max : Moi je les ai rencontrés à la dernière ‘’M&K invite‘’ qu’ils organisaient le 16 septembre. On s’est bien entendu, puis c’était l’occasion de parler plus en détail de notre projet avec Nino. Pas longtemps après, ils nous ont proposés de jouer en live le 10 novembre et on a direct accepté. Merci à eux d’ailleurs ! 

 

Et avec qui aimeriez vous collaborer par la suite ? 

Max : Personnellement, j’aime vraiment le travail de IVVVO et j’aimerais bien mélanger ses textures granuleuses et poussiéreuses avec des rythmiques plus industrielles comme on a l’habitude d’en faire. Après, c’est vraiment parce que la question est posée, mais je pense que le plus important c’est de bien s’entendre avec la personne, si il n’y a pas de feeling qui passe, alors c’est plus compliqué de collaborer avec quelqu’un sur un projet musical. 

Nino : Comme le dit Max, je pense que le contact humain est très important pour ce genre de choses. Même si je peux me trouver en accord avec la musique d’un artiste, si je ne l’apprécie pas en tant que personne je ne pense pas que je serais poussé à travailler avec elle. C’est le genre de truc qui se fait naturellement en général.

De façon plus générale, quelles sont vos ambitions pour ce projet ? 

Nino : Avant tout : se faire plaisir dans ce qu’on fait ! Après, là, on commence tout juste, donc je ne me projette pas vraiment. Mais si ça en venait à prendre de l’ampleur, le simple fait de jouer dans différents endroits, rencontrer différentes personnes, c’est quelque chose qui me ferait plaisir !

Max : On a aussi pour objectif de préparer la sortie de notre premier EP après la ‘’ M&K invite ‘’ du 10 novembre.

Quel regard portez-vous sur la scene électronique actuelle ? 

Nino : C’est une bonne question, ce n’est pas un truc auquel je réfléchis… Je trouve qu’il commence à y avoir de beaux mélanges d’influences, je pense à des labels comme Illian Tape, qui mélangent des rythmiques un peu typées drum and bass / break et techno. Vu que la techno revient en force, les gens essaient de remixer ça à leur sauce, ça me fait plus de trucs à écouter, à découvrir, donc c’est plutôt cool.

Max : Ouais, le truc qui est bien avec la scène électronique actuelle c’est qu’elle est en expansion permanente, je trouve ça bien, culturellement parlant. Aujourd’hui, ça touche un public de plus en plus divers, qui s’intéresse à des choses de plus en plus variées.

Nino : Carrément ! Hier j’était au Transient festival et c’était cool de voir qu’il y avait quand même un gros public qui était intéressé par des musiques plus expérimentales, et pas forcément que des trucs en 4/4.

Une petite sélection de tracks pour nos bringueurs ?

 

Merci pour vos questions, et venez nombreux le 10 !

 


Le son du jour : BRTZ - Insanity

Le son du jour : BRTZ - Insanity

Il était une bringue: Dominique @ Blocaus x Reaktor

Il était une bringue: Dominique @ Blocaus x Reaktor

0