Rencontre avec Breitlitz alias BRTZ

Rencontre avec Breitlitz alias BRTZ

Aujourd’hui lumière sur le jeune producteur Breitlitz aka BRTZ mais également co-fondateur du label Forecast. Producteur acharné de musique,  raffolant plus précisémentde techno mentale qui tape fort. On a voulu en savoir plus sur le personnage, ses projets à venir et ses prochaines dates. 

Salut Gautier, merci d’avoir répondu présent pour cette interview. Première question on aimerait savoir pourquoi tu t’appelles Breitlitz - BRTZ ? 

Ça vient de loin, d’un trip avec un de mes amis de longue date qui se faisait surnommer Balder, qui est un dieu celtique de la lumière et de la fête ! En fait Balder vient d’un lieu qui s’appelle Bredablic. Je trouvais que ça sonnait pas mal. Je voulais le faire plus court, plus agressif comme mon style. Ca m’a fait penser à Breit et Blitz. Breit en allemand, ça veut dire « je me sens bien », dans le sens comme à la maison (et pour moi c'est plutôt pour la teuf) et Blitz ça veut dire éclair. Donc je me sens bien, j'ai le bon mood très vite ! Du coup Breitlitz ça sonnait plutôt bien et ça colle bien avec ce que j’ai envie de faire ressentir aux gens qui m’écoutent tout simplement.

 Breitlitz alias BRTZ

Breitlitz alias BRTZ

BRTZ c'est un alias, parce qu’au fur et à mesure que la soirée avance on a des difficultés à prononcer Breitlitz et surtout à le retenir, donc j'ai créé BRTZ pour simplifier tout ça !

Quel est ton parcours et comment en es-tu venu à produire de la techno ?

J’ai commencé une formation classique au conservatoire à 5 ans et mon frère commençait petit à petit à écouter un peu de la techno. J’ai été bercé par les Jeff Mills, Derrick May et aussi des trucs beaucoup plus teufs genre Crystal Distortion, mais aussi par les Rolling Stones, les Pink Floyd...

En parallèle du conservatoire et jusqu’à mes 18 ans, j’ai fais pas mal de pop, du jazz et même du yiddish en clarinette. Et c’est après avoir découvert le film « Trainspotting » tardivement et m'être plongé dans les synthés que j’ai développé un désir insatiable pour les murs suintant des warehouses, et que j'ai développé une réelle passion pour la techno. 

Comment est-ce que tu produis ? 

En général,  je squatte les modulaires de potes, je produis avec pas mal d'éléments car je partage un studio de prod avec des amis, on commence à avoir vraiment beaucoup de matos analo, entre des drum-machines ou des synthés et je travaille avec pas mal de samples de machines que je n'ai pas (ou pas encore haha). Du coup je m'enferme des heures, voire des journées complètes dans ce studio, à faire du son, écouter, discuter avec d'autres producteurs de passage au studio... Bref ma vie ne tourne qu'autour du son.

Justement, pour ceux qui ne te connaissent pas, comment définirais-tu tes productions et ton style ? 

Je produis une techno assez mentale avec une rythmique profonde. Je fais un gros travail sur le sub avec des kicks réverbérés ou avec des distos ce qui produit des effets « stupéfiants ». J'aime bien monter dans le bpm pendant mes sets, ca me permet d'affirmer une rythmique simple mais efficace. On se retrouve parfois à 140 bpm sans qu'on s'en rende vraiment compte. Ca tape, mais je cherche toujours des sons pour aérer mes sets, je ne cherche pas à tabasser pour tabasser.

Tu préfères faire des lives ou des dj sets ? 

J’adore le live parce que c’est le moment où tu exprimes TOUTE ta musique pleinement. Que ta musique. Et aussi j’aime bien les extented set, parce que t’as le temps d’amener les gens d’un point à un autre, de créer des ambiances différentes en fonction du mood du public. Et de créer une émotion unique à chaque fois. J’aime bien les deux même si l’approche n’est pas vraiment la même.
Finalement je considère que les lives racontent ton histoire et les dj sets évoquent les histoires, et légendes parfois, qui nous ont marqués et on les partage ensemble. 

De quels artistes te sens tu le plus proche musicalement ? 

Aujourd’hui, je suis très inspiré par Ansome, Bas Mooy, Ayarcana, Dax J, Kobosil … Et beaucoup d’autres. En soit, tout ce qui est violent et dans l'esprit un peu «  je vous encule mais je vous aime », le côté sportif de la techno où tu bois des bouteilles d'eau ! 

Tes sources d’inspiration ? 

C’est assez bizarre mais je puise mon inspiration de choses assez simples comme le côté brutal de l’architecture des bâtiments, le béton, la nature brute, les tempêtes…. Tout ce qui est violent et qui nous rappelle que l’homme n’est rien face à la nature. J’ai envie de retranscrire cette brutalité qui nous entoure dans mes productions. J’aime beaucoup me promener seul dans des endroits où l’on se sent petit. C’est ça qui m’inspire. 

Avec qui rêverais-tu de collaborer ? 

Avec tellement d’artistes ! Pour des collabs en studio avec Dax J, UVB, SNTS, Surgeon, Function, AnD, RVDE, Régis et dans un autre style Traumer. 

J’ai eu la chance de faire un petit jam avec Maxime Dangles sur la scène du Batofar et j’avoue que j’aimerais bien en refaire un ! J’adorerai bosser aussi avec Ansome, Illnurse dont j'aime beaucoup le style et soyons fous, pourquoi pas un jour Jeff Mills.

Les artistes avec qui as-tu déjà partagé l’affiche ? 

Maxime Dangles, Illnurse, Parfait, Savas Pascalidis, Snowball… Prochainement Marla Singer pour la soirée Sheraf ce samedi 22 aux Caves le Chapelais, et tant d'autres à venir j'espère !

Y a-t-il des tracks qui ont une place récurrente dans tes sets ? 

J’adore faire des breaks avec du Robert Hood, passer du Détroit sur des sons qui raclent. 

EXEMPLE 1

ET

EXEMPLE 2

ET

Y a-t-il un lieu où tu as particulièrement apprécié te produire ? 

Ma meilleure soirée c’était au Cabaret Sauvage pour « L’amour à 4 » où j’avais fait un live dans un cabaret plein à craquer et c’était vraiment extraordinaire !! 

Et aussi une teuf d’une centaine de potes dans un château à la campagne où j’avais mixé 9h avec un final au lever du soleil et en after un bain dans la piscine et une nuit au château (techno princess haha). En vrai ce qui m'a fait vraiment triper, c'est ce décalage entre le lieu chargé d'histoire de nobles et de crader un peu tout ça.

As-tu des projets sur le feu à nous faire partager ?

Une sortie chez Lezart Records à retrouver ICI -> un EP de 4 titres à venir courant octobre. Et un vinyle dans l’année chez Take Hit Records.

Des dates à l’international ?

À suivre. 

Pour finir, notre question signature : Selon toi, quelle est la bringue idéale ? 

Une grosse warehouse avec 2 scènes intérieures (une violente, une plus douce) et une scène extérieure (expérimentale) pendant 3 jours ! Pas forcément un line-up grandiose mais de la bonne techno sur un excellent système son, de la joie et des rencontres. Joindre l’esprit teuf à un club, qu’il puisse être ouvert non-stop tout le week-end, qu’on puisse danser quand ça nous chante sans problèmes de voisinage et rencontrer des gens dans le même mood que toi à n’importe quelle heure. Il faut aussi des bons food trucks et une scénographie trash à l’intérieur et déjantée à l’extérieur. Bref une sorte de Berghain avec quelques détails en plus.

 

 

 


Le Positive Éducation Festival ou un festival pour tous les goûts

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"FVCK that was good !"

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