En écoute : Bohn nous donne un avant goût de la prochaine Drøm

En écoute : Bohn nous donne un avant goût de la prochaine Drøm

Quand on entend Drøm, on est un peu projeté quelques années en arrière, Drøm représentant un début dans les warehouse party accessible au plus grand nombre. Après un passage sous silence le collectif revient avec un gros event de 18h le 27 Aout.

 

Salut Drøm !

 

Du coup qui est derrière le projet Drøm actuellement ?

 

Bonjour ! C’est la même équipe qui était à l’origine du projet, celle qui a suée sang et larme sur la Drøm 1 sous la gare de frêt de Bercy, dans le tunnel. Le collectif anciennement Freakshow, melting pot d’artistes aux disciplines très diverses (Producteurs, DJ’s, photographes, graffeurs, peintres, graphistes et vidéastes)

Qu’espérez-vous faire passer à travers vos events, quelles sont vos valeurs ?

Venant de disciplines et d’horizons très différents (free party, école d’art, street art, club…) nous faisons avant tout les choses par plaisir et évidemment par passion. Depuis bientôt 7 ans c’est une belle bande de potes qui avance. Avec la Drøm, le but était de sortir du club pour revenir à des événements plus libertaires, comme ceux que l’on avait pu organiser 10 ans auparavant hors de Paris. Nous défendons la qualité musicale et l’esprit de partage et de communication entre le public et nous. D’ailleurs dans ce cadre là, il y aura certainement une émission radio le jour de l’événement lors de laquelle nous ferons tourner le micro dans le public afin que chacun puisse poser ses questions ou nous faire part de ses envies. Nous sommes très transparents dans notre approche, c’est ce que nous sommes et c’est ce que nous voulons véhiculer. Revenir à des teufs participatives, à de l’écoute…l’avancée de la scène Française ne se fera pas que grâce aux organisateurs, aux artistes, au public ou aux média…mais bel et bien avec la fusion de tous et l’implication de chacun !

 

Parlez-nous de ce « concert Hip Hop » que vous avez annoncé sur votre page fb J

 

Comme expliqué, nous venons d’horizons différents, et cette différence est une richesse ! On nous assène que les aficionados de techno n’aiment que ça, que les gens du hip-hop n’aiment pas la techno…Que de balivernes…Nous refusons de rentrer dans des étiquettes qui nous enferment, et on a déjà la preuve que notre public nous ressemble, on a eu un accueil exceptionnel à l’annonce du concert Hip-Hop. Sont invités Titine Boy et Rafton (ex la cliqua) avec également leurs acolytes. Capables d’aller chercher dans la grime ou le hip hop traditionnel, on a hâte de les entendre !!

 

 

 

Comment sélectionnez-vous les artistes pour vos évènements ?

 

D’abord par envie. On ne cède pas aux pressions économico-iconoclastes. Tous les artistes présents sur le festival sont des gens qu’on aime. Alors bien sûr, il faut trouver un bon équilibre, entre donner des repères et faire découvrir par l’intermédiaire de nos choix, mais on reste sur une ligne pointue et cohérente. On soignera aussi les timetables sur les différentes scènes.

 

 

Quels sont les difficultés que l’on rencontre lorsqu’on organise un évènement de cet taille hors Club ?

Pour des événements de cette taille, chaque sujet est une torture ! Trouver le lieu, l’adapter pour l’accueil du public, monter les dossiers obligatoires à transmettre aux préfectures, mairie, gérer les paramètres de nuisances sonores, les négociations avec les prestataires, la logistique. Bref, plus la taille augmente, plus les enjeux sont importants pour tous et plus il faut être structuré et avoir les épaules solides pour encaisser les coups de stress !

 

 

Quels sont vos projets pour l’année à venir ?

Tout d’abord consolider la Drøm, nous avons besoin de renouer le contact avec le public, d’oublier cette année de guerre que nous avons traversée et repartir au front avec le soutien que les gens voudront bien nous témoigner ! Dans ce cadre là, on fera de gros événements une fois par trimestre, et des teufs plus petites, plus intimistes, sans event public FB, simplement avec nos RP et le public qui aura la curiosité de chercher l’info par bouche à oreille. Il va falloir rester connecter dans la vraie vie !

 

A quel régularité comptez-vous organiser vos soirées ?

Comme dit plus haut, un gros event par trimestre nous parait un bon objectif, nous laissant le temps de bien les préparer. Ensuite, 1 event « discret » par mois sera notre objectif. Quoiqu’il en soit, le déroulement du Festival du 27 aout sera déterminant.

 

Nous remarquons que des lieux comme, justement, le 6b, La Bellevilloise, la Gare des Mines, proposent des projets artistiques à plusieurs facettes, l’art multimédia allant de pair avec la musique électronique. Y’aura-il un donc travail particulier sur la scénographie (ou autre) ?

Oui, c’est notre créneau depuis la première Freakshow qu’on avait lancé en 2011, on travaillait sur des soirées mélangeant cabaret et techno…beaucoup ont emprunté le chemin par la suite et pour la Drøm , cette fois-ci on aura du graf en live en exterieur et une belle sceno technologique sur le mainfloor indoor….et puis pas mal de surprises qu’on ne dévoilera pas !

 

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Concernant votre soirée du 27, y a-t-il un artiste que vous attendez en particulier ?

Tous ! C’est terrible comme question, parce que vraiment, on les adore tous. Après, il y aura certainement des choses à ne pas manquer, comme SHDW & Obscure Shape et le live d’Artefakt, mais Cleric, keith Carnal, le patron Heiko Laux et la nouvelle vague Parisienne nous fait rêver aussi (Anetha et BLNDR). Bref, on a craché des noms, on voulait pas, la Bringue nous a tuer !

 

On a tous eu vent des « conflits d’appartenance » concernant le projet initial, sans entrer dans les détails (on n’est pas en récréation) quel est votre sentiment sur ça ?

 

Quand on invente un nom, qu’on crée une identité, qu’on finance la totalité du projet en le mettant en plus en place en 1 mois et qu’ensuite on se le fait voler de manière pure et simple…comment dire, cela dépasse le sentiment d’injustice. Heureusement que nous sommes des gens d’expérience, avec de la structure. Nous nous sommes battus, nous avons gagné, l’issue ne faisait aucun doute, il fallait juste du temps et de la combativité. On s’est donné les moyens de récupérer notre projet, et on ne s’est pas gêné pour l’expliquer sur la place publique. Là encore, nous n’avons rien à cacher, bien au contraire !

 

Sinon, quel est votre regard sur la scène électronique Parisienne ? Quels sont les collectifs qui vous inspirent ?

 

La scène Parisienne a amorcé une mutation depuis 2 ans. Surtout la scène House qui a montré la voie à sa sœur Techno. Des collectifs comme Otto 10, Alter Paname ou encore Microclimat on réinventé chacun à leurs manières la teuf hors club, avec des esprits bien distincts – La scène techno hors club ou festival quand a elle est encore en train de se chercher mais les énergies sont bien là et on va participer activement à son développement !

 

Selon vous c’est quoi la bringue idéale ?

C’est la fête avec du son qui claque, des sourires qui se perdent et des gens qui parlent !


Il était une bringue: Dominique @ Order 004

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Le Badaboum, ou comment faire sa place dans la capitale.

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