Kiko répond à nos questions

Kiko répond à nos questions

Salut Kiko !

En prévision de ton passage au Batofar avec le collectif Volum’, on aimerait en savoir un peu plus sur ton parcours et ta musique. Pour la mise en contexte, tu es présent sur la scène électronique depuis le milieu des années 90 avec un gros ancrage sur Grenoble. C'est là ou tu as rencontré pas mal de beau monde (Oxia, The Hacker, Miss kittin) et même tenu ton propre magasin de disques (Ozonne).

 

La Bringue : Est-ce que tu pourrais nous parler de cette période à Grenoble ou ta carrière a commencé à décoller ? 


Kiko : Je suis arrivé à Grenoble en 1994, j'avais 20 ans, pour monter un magasin de disques «Ozone Records» ! C'est à ce moment-là que j'ai rencontré The hacker, Miss Kittin, Oxia, Human Body, Gino 's ... Ils étaient clients :) … j'avais mon studio en arrière-boutique et c'est comme ça qu'on a commencé à bosser la musique ensemble !

Fin 1995, on a monté notre premier label «Ozone records» Suivi de Goodlife, Interface, Hot Banana ... ! 

 

La Bringue : Dans les grandes lignes, quelles sont tes influences musicales ? 



Kiko : Mes parents écoutaient Kraftwerk à la maison donc j’ai tout de suite accroché aux sonorités électroniques ! … Dépêche Mode aussi bien sûr, et j’écoutais une émission que présentais Dimitri pas encore « Paris » et Smicky sur NRJ les samedis soir (1989), ils ramenaient de la House des États-Unis. C’est comme ça que j’ai découvert celle de Chicago avec Joe Smooth , Franckie Nuckles , Steve Silk Hurley … En parallèle, j’écoutais de l’italo disco et ça été notre point commun avec The hacker :) .

 

La Bringue : Cette « team Grenobloise » continue à faire pas mal de bruit, quel est ton regard sur l’évolution de ce groupe d’artistes ? Vous êtes toujours en contact ? 

 


Kiko : The Hacker, Oxia, Human Body , Gino's habitent toujours Grenoble et Miss Kittin sur Paris maintenant ! On a tous une carrière bien remplie mais essayons de nous voir le plus souvent possible ! On a tous réussi parce qu’on a jamais été en concurrence et nous sommes toujours aidé. On s’appelle souvent pour prendre des conseils. 

 

La Bringue : Et maintenant, la scène grenobloise ça donne quoi ? 

 


Kiko : Maintenant il y a un label qui s’appelle Carton-Pâte records dont je suis le " parrain " qui sort de très bon EP, des compil et qui organisent des soirées sur Grenoble, Lyon et Paris .... ! 

 

La Bringue : Sinon, qu’est-ce qui t’attire le plus dans la danse music ?  

Kiko : C’est cette créativité pratiquement infinie dans cette musique ! Tous les jours je découvre de nouveaux artistes très talentueux sur le net. Quand j’écoute un set de Maceo Plex, j’ai des centaines d’idées  qui me montent au cerveau  pour faire des nouveaux tracks . 

 

La Bringue : Qu’essaye tu de transmettre au public quand tu es sur scène ? 


Kiko : J’essaye de transmettre mon émotion ! L’émotion que je mets dans mes tracks quand je les compose. Cette émotion qui te donne le frisson. 

 

La Bringue : Y a-t-il des tracks qui ont une place récurrente dans tes sets ? 

 

Kiko : Je suis obligé de jouer mon track " World Cup " dans tous mes sets ! Je l’ai réactualisé en 2013 avec une version sortie sur Suara ! 

 

 

La Bringue : Y a-t-il un lieu où tu as particulièrement apprécié te produire ? 


 

La Bringue : Ces 6 derniers mois j’ai fait 2 tournées en Australie et j’ai adoré ! Il y a un super public et Melbourne que j’affectionne tout particulièrement est une super ville ! 

 

La Bringue : Tu as beaucoup de productions à ton actif, c’est quelque chose d’indispensable pour toi de te retrouver en studio ? 

 

C’est comme une thérapie, je fais de la musique 5 jours sur 7 (parce que le week-end je pars jouer),  de 9 heures à 19 heures. Un peu comme des horaires de bureau ! J’adore ça et surtout je ne sais faire que ça… ça fait 23 ans que ça dure :) 

 

La Bringue : As-tu des projets sur le feu à nous faire partager ? 


On vient de monter un nouveau projet avec Olivier Giacomotto qui s’appelle « Cold Miles ». Le premier EP sortira au mois de septembre sur Noir Music ! J’ai aussi mon projet orienté house sous le pseudo Minota avec Miguel Campbell sur son label Outcross Records. 

 

La Bringue : Maintenant, tu tournes un peu partout dans le monde, arrives-tu à trouver un équilibre entre bookings et production ? 


Pour cet été, j’ai privilégié les bookings, ça m'a permis de changer tout le set up de mon studio, mais à partir de septembre, je reprends mon rythme de production :) .

 

La Bringue : Depuis les 5 dernières années, la scène techno/house s’est complètement démocratisé dans le monde de la nuit. Quel est ton point de vue sur cette évolution ? quels sont les collectifs, organisateurs qui sortent du lot selon toi ?


Pour moi des orgas comme Sub Culture à Nouméa, Art Feast à Lyon , Nayah à la Réunion, Pure a l’ile Maurice, Chien d’Ours en Australie .

Ils organisent vraiment des soirées de ouffffs ! Dans des lieux magnifiques. 

 

La Bringue : Pour finir notre question signature : Selon toi quelle est la bringue idéale ? 


 

Etre avec tous mes amis de Grenoble à Ibiza par exemple :) 

 

Bonne réponse ;)


Sinon Kiko joue le 2 Septembre au Batofar, en compagnie de Manuel M, Kiab, Moostik et NanOO. Save the date.

 Préventes RA  ici

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