[Interview] Le retour tant attendu de Jacob B à Paris

[Interview] Le retour tant attendu de Jacob B à Paris

Jacob B fait son retour à Paris, il n'y avait pas mis les pieds depuis 2016. Pour l'occasion, le collectif Primaire prépare ce samedi (28 avril) sa deuxième édition au Cabaret Sauvage pour une soirée sous le signe de la techno. Vous pourrez y retrouver le Francais de chez Soma Records Charles Fenckler, le residents de la Quarantaine Ilivor, les deux résident Eskha & Nemoi, et le dj Polonais Jacob B. 

Pour cette occasion nous avons pu lui poser quelques questions : 

Goosebump : Que signifie Jacob B ?

Jacob B : Pour être honnête, ça n’a pas pris longtemps pour que mon nom d’artiste naisse. En Polonais, Jacob est prononcé Jakub et « B » est la première lettre de mon nom.

Goosebump : Pourquoi être passé d'un style de techno orienté Détroit/House Chicago à une techno beaucoup plus brute pour tes dernières sorties ?

Jacob B : Beaucoup de mes morceaux sont inspirés de l’ancienne techno de Detroit et de la House de Chicago. Mes productions se développent constamment, puisque j’aime en apprendre plus à propos de la musique électronique et de l’expérimentation autour de différents sons. Quand je joue de longs sets, j’essaye de jouer plus de House « classique » au début et poursuivre avec une sélection de sons plus pointus. A mon avis, je ne pense pas que la Techno est mieux que la House. Pour moi, c’est l’idée de mélanger ces deux genres qui donne son sens au monde de la nuit.

Goosebump : Niveau production, comment procèdes-tu pour commencer tes prods?

Jacob B : Tout d’abord, je travaille le kick, pour m'approcher d’une sonorité punchy, ensuite je me concentre sur les percussions, les voix et la mélodie, pour créer l’énergie principale du morceau. Quand je suis satisfait de ma composition, je construis le morceau, du début à la fin, en utilisant les boucles que j’ai créées et en y ajoutant des éléments et des effets sonores répétés. Ensuite, je termine mes morceaux en travaillant sur les breakdowns. J’essaye de faire de courtes pauses pendant mes sessions au studio. Ca m’aide particulièrement quand je suis trop plongé dans mes projets ou que je n’ai pas assez d’idées pour créer quelque chose.

Goosebump : Un endroit ou tu aime te produire ?

Jacob B : J’adore me produire en Irlande et j’ai toujours eu un super accueil du public. Je pense que la première soirée affichée complète ou je me suis produit, s’est déroulée à la Button Factory a Dublin et c’était fou.

Goosebump : La musique électronique a vraiment pris une place importante dans la culture et société en France malgré le fait qu'il y a toujours des problèmes avec la préfecture sur les arrêtés, la baisse du volume sonore etc...

Comment ça se passe en Pologne par rapport à ça ?

Jacob B : Malheureusement, les autorités ne sont pas très ouvertes d’esprit, lors de l’organisation d’événements en Pologne non plus. Malgré tout, les polonais aiment les bonnes soirée et ont l’habitude de toujours trouver une rave de qualité.

Goosebump : Les artistes qui t'inspirent ? 

Jacob B : Ben Sims, Fjaak, Jeff Mills, Robert Hood, Mark Broom , quelques-uns des grands noms du milieu.

Goosebump : Un track que tu a toujours avec toi dans ta clef ?

Jacob B : Dj Rolando - Jaguar (1999), qui n’a jamais pris une ride de mon point de vue. 


Goosebump : En tant que spectateur, ta plus grosse claque que tu est pris par un artiste ? (dj set ou live) 

Jacob B : Le set d’Adam Beyer pour la Boiler Room de Vienne était impressionnant. Beaucoup de nuances différentes de Techno. BIG RESPECT.

Goosebump : Un truc à dire sur ta venue à Paris ?

Jacob B : Je joue en France assez souvent, mais ce sera mon premier retour à Paris, depuis longtemps. J’y ai toujours été bien accueilli. Ce sera surement l’occasion de tester mon nouveau matériel.

Merci beaucoup à Jacob d'avoir répondu à nos questions et à Maxime Vidal pour son aide. Le lien vers l'évènement Facebook est disponible juste en-dessous


Ode à notre scène locale

Ode à notre scène locale

[REPORT] Quand les xtrm boyz flambent l'Underdogs#9

[REPORT] Quand les xtrm boyz flambent l'Underdogs#9

0