[DGTL BARCELONA] : Report entre les containeurs

[DGTL BARCELONA] : Report entre les containeurs

Le DGTL, fort de ses 4 années d'existence, n'est pas un festival comme les autres. En l'espace de quelques jours, se trouve en son sein un équilibre unique entre des performances musicales ainsi que des installations artistiques XXL, pour le bonheur de quelques milliers de festivaliers. Nous nous sommes donc rendu à l'édition de Barcelone le 12 et 13 août derniers, afin de voir ce que les orgas nous avaient réservé.

Le respect de l’environnement est un thème fort du festival qui se manifeste dans de nombreux aspects de ce rassemblement : nourriture végan pour diminuer l'empreinte carbone, gobelets consignés, ou encore système de recyclage d'urine (oui oui), cet événement dépasse grandement le cadre d'un rassemblement social et possède un réel parti-pris sur l'avenir. Originaire des Pays-Bas, DGTL est maintenant présent à Tel Aviv, Sao Paulo et Barcelone, fédérant ainsi une communauté internationale. Il se positionne comme un événement immanquable pour ceux qui aiment danser à l'unisson avec des milliers de personnes.

La direction artistique musicale du DGTL se décompose entre un ensemble d'artistes connus et réguliers comme Jeff Mills, Maceo Plex, DVS1, Seth Troxler ainsi que des artistes (un peu) moins connus tels que Mall Grab, Pedro Vian, Amélie Lens. Le tout est organisé sur 4 scènes possédant chacune une particularité. On retiendra en particulier la scène "AMP" situé dans un immense amphithéâtre.

Une fois la nuit tombée et la scène remplie, des milliers de festivaliers se retrouvent ici.

Une fois la nuit tombée et la scène remplie, des milliers de festivaliers se retrouvent ici.

Les gradins de cette scène permettaient une vue imprenable sur l'ensemble du dancefloor, ce qui donnait une impression d'immensité à la vue de ces milliers de ravers venu des quatre coins du monde. La population du festival était très hétéroclite avec un mix d'européens profitant du festival pour passer quelques jours dans cette capitale solaire espagnole. 

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Alors que nous nous dirigeons vers l'entrée du festival, les basses résonnent déjà et l'on commence à comprendre à quel sauce nous allons être mangés. Il ne nous faut pas plus de 10 minutes pour pénétrer dans l'enceinte du site. Cette facilité pour passer l'entrée sera caractéristique tout au long de l’événement. Rigueur hollandaise de mise, tout est facilité et simple, ce qui est impressionnant quand on regarde l'immensité de ce rassemblement. Le staff est pro et bien briefé, et les problèmes, quand il y en a, sont réglés dans la seconde sans scène dramatique d'incompréhension souvent rencontrée dans des manifestations de cette échelle. 

Nous nous dirigeons vers la scène Générator pour profiter des premières pulsations. B-Traits aux commandes avec une techno lourde et pourtant légère, qui s'adapte avec le coucher du soleil qui se pose sur le Parc del Forum. Alors que nous effectuons une petite balade pour prendre connaissance des lieux, on apprécie l'immensité industrielle du site. Les quatre scènes sont bien espacées ce qui coupe court à des mouvements de foule désagréables.

Des installations artistiques sont disposées un peu partout et servent de décoration ainsi que de points de repère. Alors que la nuit tombe, une des installations déteint des autres. Il s'agit d'une immense mur de lumière de 4 mètres de haut sur 8 mètres de large qui ondule lentement. Magnifique. 

Crédit : Marie Gastine

Crédit : Marie Gastine

Les sets s’enchaînent et ne se ressemblent pas, nous alternons entre les scènes qui ne sont pas très loin les unes des autres sans pour autant que cela soit un problème. La nuit est déjà tombée et le duo Mind Against est bien en place sur la plus grande scène. Les basses retentissent et le soundsystem réglé avec le plus grand soin offre une expérience irréprochable et très intense. 

On se délectera aussi du set de Tom Trago sur la scène Frequency. Une scène installée sous un immense panneau solaire dont il est difficile de juger la taille simplement en le regardant. Entre architecture originale et aspect très industriel cette scène est imprégnée de l'esprit du festival qui allie installations démesurées, journées ensoleillées et blocs de béton. 

Tom Trago attire notre oreille alors qu'il est entrain de jouer un remix du génie de la dance music Matthew Herbert pour notre plus grand plaisir.

Une fois la nuit complètement tombée, le festival se remplit et face aux scènes se massent petit à petit d'immenses foules de danseurs excités. Un joli contraste se dessine entre la journée où l'ont boit avec légèreté nos verres en dansant au soleil et la nuit qui, grâce aux jeux de lumières et à l'atmosphère, prend l'envergure d'une énorme rave party. Les différentes scénographies prennent un nouveau sens et la techno résonne sans cesse. 

Le deuxième soir nous nous décidons à aller faire un tour a l'after officiel organisée au Nitsa Club. On ne savait pas vraiment a quoi s'attendre vu l'envergure du festival; une tête d'affiche, des Djs locaux ou encore un néophyte repéré par l'équipe du DGTL... Finalement il s'agira du duo italien Marvin & Guy qui viendront clore ces deux jours de festivités.
Un set énergique qui saura capter notre attention et nous faire danser pendant quelques heures encore. Sur deux étages, dont un qui est une sorte de grand balcon, le Nitsa Club est un club plutot agréable. Suffisamment grand pour accueillir bon nombre de danseurs et avec son fumoir dans la rue (et oui on est en Espagne) on y passe un bon moment. 

En conclusion, le DGTL BCN avait tout les attributs d'un festival international de qualité. Le climat espagnol de pair avec une organisation professionnelle permettent de profiter des artistes comme il se doit. La scénographie XXL composée de containers joue beaucoup pour donner ce côté "grandiose" à l’événement. L'attente au bar pourrait en frustrer certains même si cela reste relativement compréhensif vu le nombre de personnes présente. See you in 2018.


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