Un week-end à Château Perché, le plus berlinois des festivals français

Un week-end à Château Perché, le plus berlinois des festivals français

Nichée dans un château de la région du Cher, cette 4ème édition du festival organisé par Perchépolis était plutôt riche en émotions. Avec une scénographie haute en couleur, une ambiance festive ainsi qu'une zone de camping champêtre, les bons ingrédients étaient donc réunis pour entamer le mois d'août comme il se doit. On retrace avec vous ces 3 jours de folie. 

Le château d'Ainay situé a quelques kilomètres de la ville éponyme, possède tous les attributs d'une construction moyenâgeuse. De grandes tours pointues, un pont-levis, des douves ainsi qu'un jardin royal, cette propriété bucolique avait de quoi séduire les plusieurs milliers de festivaliers désireux de vivre la vie de château pendant quelques jours.
Le château appartient au baron Auguste d’Aligny, qui réside dans cette grande propriété depuis 19 générations. La location du lieu permettra donc à son propriétaire de financer certaines réparations. Fort des éditions précédentes, Château Perché a beaucoup fait parler de lui pour le soin apporté à la scénographie et au respect des lieux historiques utilisés. N'ayant pas assisté aux éditions précédentes nous étions particulièrement impatients de découvrir ce qui nous attendait (et nous n'avons pas été déçus).

7 scènes étaient réparties sur l'ensemble du festival, comportant chacune une spécificité particulière, transformant ainsi ce château en un labyrinthe de salles dignes d'un conte de fée. Ou d'une fable de La Fontaine ? Chaque scène possédait son propre rythme et sa propre direction artistique, ce qui nous permettait de nous repérer dans le festival. On se souviendra en particulier du théâtre des poètes, salle circulaire à l'acoustique parfaite qui a occupé une bonne partie de notre emploi du temps. 

Ceci étant dit chacun a trouvé dans les différents endroits des 2 ou 3 hectares de terrain, ce qui lui correspondait le mieux. C'est bien là ce qui faisait la force du festival: à travers les nombreux espaces à explorer chacun pouvait trouver l'expérience qui lui correspondait le mieux en se laissant porter au gré de ses envies. 

Mais reprenons depuis le départ. 

A peine arrivés sur le camping, -qui sera aussi un de nos terrain de jeu, en début comme en fin de soirée- nous sommes mis dans le bain par une équipe de bénévoles bienveillants et débordants de bonne humeur (certains débordants aussi de boissons en tout genres). Nous sommes guidés et installons finalement notre grand campement d'une quarantaine de personnes tout proche du camion Love Specs qui fera jouer de nombreux DJs pour ambiancer tout le monde du réveil au coucher, peut importe l'heure.

Le camping est immense et se situe a une dizaine de minutes à pied du château. les festivaliers s'installent en groupes et le campement commence progressivement à prendre forme. La population est majoritairement composé de parisiens, et il semble que beaucoup de gens se connaissent déjà. On retrouve avec plaisir d'anciennes connaissances et l'on s'apprête à en faire de nouvelles dans une ambiance joviale et une température élevée.

Une fois tout le monde installé, et les premières célébrations alcoolisées passées, le château nous ouvrit ses portes afin que nous découvrions enfin ce lieu que l'on attendait tant. Car disons le, en arrivant a Ainay-Le-Vieil, nous étions peu a connaître plus de 5 noms sur l'impressionnante programmation de plus de 180 noms. Enjoués a l'idée d'une expérience entièrement nouvelle, du cadre a la musique, nous traversons donc la grande porte principale du château, ornée d'un beau masque décoratif, en passant au dessus des douves. On s'y croit déjà.

Quand il fait jour on se repère encore facilement entre les 7 différentes scènes, dont 3 sont situées dans l'enceinte du château. Quand il fait nuit c'est une autre histoire.

Quand il fait jour on se repère encore facilement entre les 7 différentes scènes, dont 3 sont situées dans l'enceinte du château. Quand il fait nuit c'est une autre histoire.

Le restant des scènes se trouve au hasard de déambulations dans les grands jardins de plusieurs hectares, dont seulement la moitié a été fermé aux festivaliers. L'espace formidable que constitue Ainay-Le-Vieil offre en effet un terrain de jeu idéal pour des performances peu ordinaires, le contexte féérique amenant une plus grande ouverture d'esprit sur ce qui entoure les festivaliers.

Les performances étaient nombreuses et disséminées tout au long du festival, allant du yoga classique, au cosmic yoga en passant par le body painting. Musicalement aussi les performances étaient nombreuses et éclectiques, osant parfois des prises de risques qu'on ne voit quasiment jamais dans un festival de musiques électroniques, comme par exemple le moment très rock qu'on a pu apercevoir sur la scène principale ou comme le live très vivant de Savaggio.

Un vent très frais soufflait donc sur le château et nous nous sommes délectés de cette programmation très berlinoise qui nous a permis de profiter de deep house et d'une techno bien plus mélodique et envoutante que ce Paris propose en boucle depuis un moment. 

Un festival qui m'a rappelé que j'aimais toujours la techno, chose dont Paris m'avait presque fait douter à force d'entendre les mêmes résonances industrielles. 

Une fois la nuit tombée c'est une autre histoire, on ne voit quasiment plus sur le camping et la scénographie prend une toute autre ampleur. Les lumières s'allument et éclairent de milles feux les décorations ainsi que le mapping présent sur les murs du château, pour le plus grand plaisir de nos pupilles. Parmi les scènes, celles qui ont le plus retenu notre attention sont sans doute La volière, La salle des Archers ou L'ilse Enchantée qui de jour comme de nuit donnaient tout son sens a la techno qui résonnait.

Le deuxième soir, nous nous sommes donc installés sur l'ilse enchanté pour débuter notre soirée. La nuit venait à peine de tomber et nos pas de danse étaient encore un peu hésitants. Alors que je tente de joindre mes potes pour leur dire de nous rejoindre au "rond point" -nom que nous avons attribué à cette scène circulaire- je suis gagné progressivement par l'atmosphère qui règne sur cette scène.
Le tempo est lent et prend la forme d'une techno planante qui envoute la foule. Les lumières bleutées dans la nuit donnent un côté surréaliste à cet ensemble de personnes qui ondulent lentement sur les pulsations de la basse. C'est exactement ce dont nous avions besoin pour nous mettre dans l'ambiance. Les conversations commencent à s'échauffer et l'excitation monte. L'envie d'une bière nous prend et bien évidemment la moitié du groupe se divise et se perd dans le festival. La soirée débute enfin et se poursuivra tout au long de la nuit et bien plus encore pour certains.

Le lendemain, des centaines de pas de danse et de déambulations plus tard nous approchons déjà de la fin du festival. D'un rapide coup d'oeil sur le smartphone on se rend compte qu'il est 11h du matin passé, et le soleil qui réchauffe agréablement nos peaux confirme ce qui se profile devant nous. Plus que quelques heures a danser ici et à aucun moment n'avait-on senti une telle énergie sur le dancefloor. 


Le son est énergique et le Camion Bazar aux commandes est sorti de sa zone de confort habituelle pour nous faire danser sans penser à la fatigue. Les rythmes tech-house et minimalistes auront su tirer profit des danseurs effrénés de la nuit précédente comme ceux fraîchement revenus pour en découdre jusqu'à la fin. C'est péniblement mais avec le sourire aux lèvres que nous rejoignons finalement nos tentes en début d'après-midi.

Malgré les quelques problèmes pour obtenir des jetons, l'absence d'alcool au bar pendant un laps de temps le premier soir et des toilettes pas franchement utilisables, le soin apporté aux scénographies, la bienveillance et la bonne humeur générale ont rendu cette expérience inoubliable. On se donne rendez-vous à la prochaine !

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