60 Degrés : Report de l'événement et rencontre avec l'équipe

60 Degrés : Report de l'événement et rencontre avec l'équipe

Parmi la multitude de soirées pour le weekend d'Halloween à Paris, la 60 Degrés nous tenait particulièrement à coeur. Cette première collaboration de Distrikt, Crazyjack et Amstram Gram, soit 3 des meilleurs collectifs micro parisiens, s'annonçait comme un rendez-vous immanquable pour les amateurs du genre, avec un line-up taillé sur mesure et une warehouse inédite. On vous raconte !

On ne va pas se mentir, l'accès a été assez compliqué : quand on arrive vers 2h devant le spot, l'organisation à l'entrée laisse quelque peu à désirer, la queue avance très lentement et est sujette à quelques mouvements de foule incontrôlés. Après plus de 40 min d'attente, on parvient enfin à rentrer, mais quelques problèmes de congestion persistent à l'intérieur, notamment au niveau du vestiaire ou de l'espace extérieur, trop petit pour le nombre de personnes souhaitant prendre l'air un moment.

Le lieu est bien rempli, ça se bouscule pas mal mais la population est cool dans l'ensemble. On prend le temps de se balader dans l'enceinte du site et de découvrir l'agencement des différentes salles, avec la scène 1 où jouent les headliners, la salle chill (avec bancs, bar et foodtrucks), et la stage 2 plus en retrait. On ne passe pas beaucoup de temps devant cette dernière, mais on apprécie sa taille plus réduite et son ambiance intimiste, ainsi que le système son par Neighbor Hood. Les installations du collectif Triple D, faites de palettes en bois, sont présentes un peu partout, que ça soit les scènes en elles-mêmes ou les bancs du coin chill, idéaux pour se reposer un peu.

Crédit photo : Youssef Ouaya

Crédit photo : Youssef Ouaya

Quand on arrive dans la grande salle, l'ambiance est électrique. Le soundsystem installé par Fonktion envoie sec, et les lights parfois éblouissantes drapent le hangar de couleurs oniriques. Mais surtout, le set de Barac est tout simplement monstrueux, et parfaitement ajusté pour le peak-time. Les basses sont puissantes et les enchaînements fluides, la progression du set est super bien maîtrisée. Quelques moments plus expérimentaux font office de breather phasant avant de laisser le groove minimal reprendre possession de nos corps. Chaque nouvelle arrivée de basses est accueillie avec hystérie ; les esprits sont verrouillés sur l'histoire que raconte le Roumain, difficile de s'en détacher ! Une belle claque.

À la suite de Barac, le DJ marocain Adil Hiani poursuit avec beaucoup d'énergie, tout en insufflant des touches exotiques comme des percussions tribales ou des chants envoûtants. Par moments, le boss de Cosmo Records dévie sur des rythmes bien plus tech-house avec des drops énormes, peut-être moins subtils mais ça reste diablement efficace.

Le duo toulousain Zendid prend ensuite la relève, et nous replonge dans l'espace mental propre à la micro. Des rythmes parfois breakés, et quelques phases spatiales ponctuent un set assez fabuleux. Dans la salle petit à petit inondée par la lumière du soleil, la foule commence à se faire plus éparse, et la soirée prend alors une tout autre dimension. Tandis que Zendid poursuit leur splendide set au petit matin, les spécimens de la faune nocturne qui restent sur la piste se mettent à danser avec plus d'entrain que jamais, l'atmosphère est plus détendue, et le tourbillon de la nuit fait place à une vision beaucoup plus nette du dancefloor. Il faut aussi dire que la musique micro est parfaitement adaptée à cette ambiance d'after, et les horaires larges ont permis aux DJs de nous transporter complètement dans leur monde groovy et hypnotique.

Bref, malgré les quelques points d'organisation à revoir, on a passé un très bon moment à cette soirée,  avec des sets excellents dont on se souviendra pendant longtemps.

Dominique.


Parce-que c'est aussi intéressant de voir comment ça se passe de l'autre coté de la scène, CrazyJack Districkt et Amstram Gram ont accepté de répondre à quelque unes de nos questions. Spot on.

Quelle soirée ! Maintenant que vous êtes « à froid » vous pouvez nous faire part de votre ressenti ?

Amstram Gram : Globalement on est très content du travail accompli. C’était une très belle soirée avec une ambiance et une énergie de dingue, qu’on n’avait pas ressenti depuis longtemps à Paris (enfin Romainville quoi). Et puis voir danser 2000 personnes sur 12h de son micro, et se dire qu’on est acteur de cette petite sauterie ça nous a vraiment donné un sentiment unique. Il y a évidemment des axes d’améliorations, mais pour une première on est plus que satisfait ! Les retours ont vraiment été top c’est super gratifiant ! On a mis du temps à redescendre de notre petit nuage, je pense même que certains de l’équipe d’Amstram Gram, en font encore quelques rêves la nuit.

CrazyJack : On a le sentiment d'avoir réalisé un gros truc quand même là, la qualité de nos invités, l'ambiance globale, pas de soucis majeurs, il y a un (petit) brin de fierté à la clé !

Distrikt : On dit toujours que l’orga ne vit jamais la soirée de la même façon que le public. Cette fois ci, l’énergie était tellement intense qu’on a tous pu apprécier. Personnellement j’avais du mal à réaliser qu’on était entrain de faire ça tellement c’était incroyable. Je m'arrêtais des fois et je regardais la foule déchaînée qui danse sur la musique qu’on chérit tant et qu’on avait du mal à mettre en avant il y a quelques années. Recevoir des merci de la part des amis, des participants ou encore des artistes est le plus beau des accomplissements.
Bref, je crois que nous avons atteint l’objectif qui nourrissait nos projets respectifs au travers de 60 Degrés.

Crédit photo : Youssef Ouaya

Crédit photo : Youssef Ouaya

Quels ont été les défis pour organiser un truc pareil ?

Amstram Gram : Ce qui peut faire un peu peur au début c'est cette collaboration à 3 collectifs. Même si certains se connaissaient, on n’avait jamais travaillé ensemble et on pouvait se demander comment ça allait se passer. On parle de 3 collectifs, avec 3 organisations différentes, 3 historiques, et puis on est quand même les petits derniers... On est super heureux de cette collaboration avec Crazyjack et Distrikt Paris des vrais pros !
Un des plus gros défi évidemment, aura été de trouver le spot. Pour la petite histoire on devait faire ça ailleurs initialement mais à 2 semaines de l'event tout a capoté il a fallu vite changer nos plans. Ensuite quand tu arrives dans un lieu pareil, il y a tout à faire, tu pars de zéro, il faut penser à tout, identifier les problèmes, trouver des solutions et souvent dans l'urgence, il faut garder la tête froide.
 

Distrikt : Ils sont nombreux ! Tout d’abord trouver le lieu. Un lieu qui puisse accueillir tout ce monde dans les meilleures conditions, ou nous pouvons pousser le volume sonore sans déranger le voisinage et qui puisse nous permettre d’installer une scénographie sobre mais originale. Ensuite, il a fallu être sur tous les fronts pour ne rien laisser au hasard et que nos invités ne ressentent pas les quelques difficultés que nous avons eu pour mener à bien le projet. Heureusement que nous sommes avant tout une bande de pote animée par la même passion ,ce qui facilite énormément la collaboration et l’entraide.

Votre performance préférée ?

Amstram Gram : On adore Zendid ! Ils nous ont fait un truc super chaud avec plus de 3h de set, c'était fou. En plus on parle de 2 supers mecs là ! On les avait déjà booké il y a environ un an à la feue Confiserie, ils ont une super énergie et un vrai smile communicatif ! Après on a Quentin DCR et Adah ça a tartiné grave ! On est vraiment super heureux de les avoir dans la famille Amstram Gram …

CrazyJack : Barac a été ahurissant, mais il y a eu une véritable émulation de tous les côtés, mention pour la closing de Grego G, qui a littéralement retourné la petite salle ...

Distrikt : Pour moi, sans exception, tous les artistes ont délivré des performances incroyables. Cela se ressentait en amont, dès qu’ils sont rentré dans le lieu, ils avaient qu’une seule envie c’est de commencer leurs set. Que ce soit dans le main stage ou le second, la vibe était incroyable, des sélections larges qui ont permis à tout le monde de s’y retrouver. J’ai quand même eu des petites préférences pour Adil Hiani et Zendid qui ont littéralement retourné le main stage.

Crédit photo : Youssef Ouaya

Crédit photo : Youssef Ouaya


D’où tirez-vous cette passion de la « minimale » ou en tout cas de ce style musical à l’arrière-goût roumain ?

Amstram Gram : Pas facile comme question ! C’est dur de parler d’une seule voix, puisqu'on est 6 dans l’équipe chacun a eu un peu son cheminement perso. Mais globalement pour « l’arrière-goût roumain » on a notre pote, membre du collectif, et Dj : Quentin DCR qui habite à Berlin qui nous a fait écouter des nouveaux styles de sons, et ça a commencé par ce son "roumain" il y a quelques années.
On est assez fou de ce style aux rythmiques ultras précises et entraînantes, ça nous a plu quasi instantanément ! On a pas mal écouté de micro-house ensemble du coup, mais aujourd'hui chacun penche vers des sons légèrement différents, toujours dans la minimale et la house bien sur mais pas que.

CrazyJack : Le blues, le jazz, la motown, la soul, la funk, le disco, le hip hop, il y a une cohérence qui se crée tout naturellement, il faut du groove soigné, de l'hypnotisme, et on retrouve tout ça dans la micro qu'on écoute et qu'on aime véhiculer.

Distrikt : Personnellement, j'écoute un peu plus de deep house il y a 7 ans mais mon DJ préféré c’était Ricardo Villalobos. Naturellement je commençais a digger dans ce qu’il jouait et je me suis parfaitement retrouvé dans ce style minimaliste et très rythmique.
Mais c’est que lors de mon premier voyage au Sunwaves en 2012 ou je suis resté scotché par la vibe que pouvait véhiculer les RPR, Sonja Moonear et tous les jeunes roumains de l’époque (PRiku, Barac et Dan Andrei par exemple qui étaient de jeunes prometteurs à ce moment). Depuis, je n’ai plus lâché ce style musicale même si à Paris il n’y avait pas grand chose à ce moment.
Heureusement que nous avions les CONCRETES qui invitent régulièrement les RPR ou encore les Get Perlonized, qui étaient mes meilleures soirées. CrazyJack m’a aussi permit d’écouter quelques artistes que j’aimais pour la première fois, ce qui m’a lié d’amitié avec beaucoup de gens qui venaient à ces soirées là. Tout ça pour dire que dans toute “niche”, la passion est toujours plus forte. On été pas si nombreux à Paris i ly a 5 ans à écouter particulièrement cette musique, ce qui rendait la passion plus forte. Et quel régal de voir à quel point maintenant les gens aiment.

Avec un début très Techno, le prisme musical de la capitale s’élargie avec des events comme le vôtre qui proposent une palette un peu plus variée. Vous avez un avis sur l’engouement que suscite ce style musical

Amstram Gram : Bien sur, c'est vraiment génial ! C'est super excitant de se dire qu’aujourd’hui, chaque personne peut trouver sur Paris des évènements avec des line up qu’ils kiffent. On essaye juste de jouer notre rôle la dedans et de faire venir des artistes qui se produisent encore trop peu à Paris.

CrazyJack : ça fait 5 ans maintenant qu'on propose cette direction artistique, et qu'on a un retour positif, d'autres le font depuis bien plus longtemps, l'analyse varie selon les générations !

Distrikt : Le goût musical est destiné à évoluer perpétuellement. Il faut différencier l’approche artistique à l’approche purement passionnelle de la musique. Un artiste va évoluer jusqu'à trouver sa patte et son identité musicale. Mais le public, par passion et curiosité va tendance à évoluer d’un style à l’autre pour diverse raison. Il est vrai qu’il y a une réelle "hype" autour de la micro / minimal, mais je pense aussi  que le public parisien a désormais la maturité musicale nécessaire pour pouvoir apprécier ça. 

D’ailleurs quels sont les collectifs qui vous inspirent ?

Amstram Gram : Distrikt et Crazyjack évidemment ;)

CrazyJack : Katapult, 20 ans que ça régale, la bande son toujours irréprochable et l'ambiance toujours si particulière, le Rex et la Concrete pour leur professionnalisme, et tous ceux qui prennent des risques et mettent du coeur pour faire bouger les choses !

Distrikt : CrazyJack m’ont vraiment permis de s'épanouir musicalement à Paris, en invitant à tour de rôle l’ensemble des artistes que j’affectionne. Naturellement, on ne peut qu'être reconnaissant au travail de la concrète : sans eux, à mon avis, il n’y aurait pas une scène aussi riche à Paris. Je respecte le travail fourni par Insomnia Rec pour les grands formats qu’ils mettent en place. J'aime aussi d’autres collectifs qui se focalisent sur la qualité et poussent toujours plus loin les barrières musicales comme MostWanted.

Crédit photo : Youssef Ouaya

Crédit photo : Youssef Ouaya

Le format « Warehouse » plait beaucoup, c’est vrai que ça permet une expérience plus « vivante » que le club classique même si ça demande une plus de motivation pour les bringueurs (souvent un peu loin) ainsi que pour les orga . Vous voyez ça comment pour vos prochaines soirées ? Un mix des deux ou un positionnement bien particulier ?

Amstram Gram :  On est d'accord c'est pas toujours facile, on essaye de trouver la perle rare dans Paris c'est plus compliqué mais ça reste faisable. On avait déjà fait ce choix de mixer un peu les deux. On développe depuis quelques mois la Little, on en a fait 2 pour le moment. On est proche de la soirée type Warehouse mais à Paris avec pas mal de déco et des visuels qui collent à un thème prédéfini et qui change à chaque fois. On essaye de faire vivre une immersion sympa hors des clubs, on a plus de liberté et on conçoit le truc de A à Z.

CrazyJack : On va alterner entre les formats, puisque de toutes façons on a notre résidence au Rex Club (dont on n'est pas peu fier). Les warehouses apportent de la fraîcheur, on apprécie énormément le concept (c'était une première pour nous vendredi dernier)

Distrikt : On le saurait s’il y avait des Warehouse en plein Paris. Donc la question de la distance n’a pas de réponse à mon avis. Bien au contraire, j’y trouve même un charme car ça permet vraiment de s'évader. 


A quand des événements en journée le dimanche :) ?

Amstram Gram : On trouve que la Concrete et Breakfast Club font du bon boulot. On prend vraiment notre pied actuellement et on a surtout envie de développer les Warehouse en format soirée pour le moment mais on est toujours ouvert si il y a une possibilité on manquera pas d’y aller.

Distrikt : L’été est dans longtemps, mais il y en aura c’est sur :)


Dans la lancée de la question précédente, le créneau « After » (5h- 12h) est peu présent sur la capitale (ou en tout cas, pas facile d’accès). Toutefois Le style musical que vous promulguez fonctionne bien pour des ambiances matinales, ce genre de format ne vous a jamais tenté ?

Amstram Gram : Tout nous tente, c’est effectivement quelque chose qu’on va peut être amené à creuser. C’est vrai que la micro se prête bien aux « after » mais pas que, et la 60 degrés et son 00h–12h en est la parfaite preuve. Mais Amstram Gram c’est pas que ça c’est aussi de la techno, de la house et pas mal d’autres formes de musique électro, aujourd’hui il y a tellement de subtilités, de nuances, de variétés qu’il est difficile de se focaliser sur un genre bien précis, on est ouvert à beaucoup de styles différents.  

CrazyJack : On a fait quelques afters sur la péniche (Concorde), on va renouveler l'expérience, le format est intéressant mais il faut faire avec les restrictions de la capitale, le format minuit-midi cumulant soirée et after a aussi du sens, pas de restrictions en tout cas de ce côté là, on verra en fonction des opportunités.

Distrikt : Je pense personnellement que la notion d’after est bafouée à Paris. La maturité n’est pas encore au rendez-vous pour créer cela de façon sereine sans prendre de gros risques. Il y a tout de même des orgas qui font ça, comme Playground avec RA+RE et ça marche a merveille ! Pour l’instant, je préfère que l’on propose ces formats mais en continuité de nos soirées. Car avant tout, notre créneau musicale demande des Sets plus longs allant de 3h à 5h pour vraiment ressentir l'énergie qu’il faut. 

Si vous pouviez choisir n’importe quel artiste pour une de une soirée quel serait votre choix ?

Amstram Gram : C’est le genre de question qui nous donne un gros mal de crâne en réunion, pas facile d’accorder les souhaits de chacun. Mais aller, si on devait en donner qu’un… Ça serait Zip ! C’est fou ce qu’il fait, il a une palette assez large, il t’emmène vraiment dans son monde et arrive à te créer des atmosphères bien particulières. En plus de ça il tourne assez peu à Paris, pour nous ça serait un bonheur de l’avoir avec nous !

CrazyJack : Barac ! C'est un peu notre chouchou, on l'a fait jouer 5 fois en deux ans (entre Paris et Rouen), on adore sa musique, et on adore aussi le personnage ...

Distrikt : Zip et Rhadoo avec un Nicolas Lutz souriant et le monde ira bien :)

Vous avez des projets dont vous pouvez nous faire part ?

Amstram Gram : Comme on vous le disait il y a la Little 3 qui arrive bientôt. C’est en quelque sorte notre« petite Warehouse hybride parisienne » qu’on continue à développer y a vraiment une super ambiance, les gens sont cool certains se déguisent même pour coller au thème. 
Bon sinon après une telle réussite et le pied qu’on a pris on peut déjà vous annoncer qu’on n’en restera pas là avec la 60 degrés, on parle déjà d’en refaire une dans un futur très proche. On est aussi entrain de mettre en place une collab sur un format d’after cette fois.Et puis il va y a avoir des EP qui sortent début 2017 pour nos artistes.

CrazyJack : Laissez les orgas faire leur travail, dès que nous aurons de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés

Crédit photo : Youssef Ouaya

Crédit photo : Youssef Ouaya

Notre question signature : Selon vous, quelle est la bringue idéale ?

Amstram Gram : La bonne bringue c’est un truc joyeux sans embrouilles avec tes potes, des inconnus, qui partagent, qui se rencontrent le tout avec des smiles et de la bonne musique. Si déjà on fait ça on part du principe que le contrat est rempli. Mais lorsque tu sors du circuit du club on trouve vraiment que la teuf prend une autre dimension. Alors on dirait que la bringue idéale c’est un truc un peu sauvage, dans un lieu aménagé, très décoré avec un thème fort, des artistes de fou, que tu connais pas forcément, qui te font voyager, bref c’est celle qui te met une claque, qui te permet de vivre une immersion totale, qui te fait oublier où tu es mais que tu n’oublieras pas de si tôt.


En bonus une petite playlist réalisé par Amstram Gram c'est par ici →

On est en pleine campagne de financement participatif ! Soutiens nous et chope tes fringues La Bringue X Le Camion Bazar/Newtrack/Fée Croquer by NIQUE ici !


Eveil des sens avec Sinestesi

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"Choose Life. Choose a job. Choose a career. Choose a family."

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